Critique de « Godzilla Minus One » : un long métrage de Kaiju aussi émotionnel qu’effrayant


Soyons réalistes, Godzilla n’a jamais été très beau.

Mais 70 ans et des dizaines de films plus tard, le kaiju préféré des Japonais rugit plus fort que jamais dans sa dernière incarnation sur grand écran, qui pourrait être l’un des meilleurs films de Godzilla de tous les temps. Arrivant sept ans après Shin Godzillala fabrication japonaise Godzilla moins un fait honte aux efforts américains de ces dernières années (je vous regarde, 1998 Godzilla) avec sa combinaison de sensations fortes spectaculaires dans les films de monstres et d’émotions authentiques. C’est peut-être le seul film de Godzilla qui vous fera sentir gâchert au moment où il se termine.

Godzilla moins un

L’essentiel

Un retour en force.

Date de sortie: vendredi 1er décembre
Casting: Ryunosuke Kamiki, Minami Hamabe, Yuki Yamada, Munetaka Aoki, Hidetaka Yoshioka, Sakura Ando
Réalisateur-scénariste: Takashi Yamazaki

Classé PG-13, 2 heures 5 minutes

Écrit et réalisé par Takashi Yamazaki, à qui l’on attribue également les effets visuels, le film sert essentiellement de redémarrage. L’histoire commence dans les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale, lorsque le pilote kamikaze Koichi (Ryunokuke Kamiki, formidable) prend la décision de ne pas mourir pour son pays mais plutôt de feindre un problème de moteur et d’atterrir sur une base militaire insulaire. Malheureusement, il a choisi le mauvais moment, puisque peu de temps après son arrivée, Godzilla apparaît et ravage tout le monde, les seuls survivants étant Koichi et un mécanicien (Munetaka Aoki).

Des mois plus tard, Koichi retourne à Tokyo pour découvrir que ses parents ont été tués et que leur maison est en ruines. Il se lie d’amitié avec une jeune femme, Noriko (Minami Hamabe), qui a accueilli une petite fille orpheline, et tous trois forment une famille de fortune, avec un voisin sympathique (Sakura Ando de Monstre et Voleurs à l’étalage) apportant un soutien moral et un baby-sitting. Malgré le bonheur de ses nouvelles relations, Koichi est tourmenté par la culpabilité, à la fois d’avoir abandonné sa mission kamikaze et d’avoir survécu au massacre de l’île.

Pendant ce temps, grâce à l’essai nucléaire de l’armée américaine sur l’atoll de Bikini, Godzilla se révèle plus fort et plus indestructible que jamais, avec la capacité de projeter des faisceaux de chaleur mortels ajoutée à son arsenal déjà formidable de lézards géants. Il envahit bientôt le continent, dévastant le quartier de Ginza à Tokyo et, ce faisant, tuant apparemment Noriko, laissant la petite fille sans mère une fois de plus. Koichi devient déterminé à aider à se débarrasser de Godzilla une fois pour toutes, en mettant ses compétences en aviation à la disposition d’une équipe de scientifiques qui ont l’idée d’entourer la créature d’une membrane à bulles et de la couler au fond de la mer (cela semble parfaitement crédible quand ils le décrivent).

Godzilla a longtemps été considéré comme une représentation symbolique de la dévastation nucléaire subie par le Japon, et ce thème est également évident ici. Mais Godzilla moins un ajoute une dimension plus personnelle sous la forme du traumatisme persistant de Koichi, puisque la seule façon dont il pense pouvoir expier sa culpabilité est de détruire le monstre. À cette fin, il est même prêt à s’engager dans le genre de mission suicide dont il avait précédemment renoncé.

En plus du drame humain qui caractérise cet effort, les décors spectaculaires ne manquent pas, notamment une séquence palpitante dans laquelle Godzilla poursuit un bateau avec la férocité déterminée du requin de Mâchoires. Malgré un budget annoncé de seulement 15 millions de dollars, les scènes dans lesquelles Godzilla se déchaîne sont superbement exécutées, ce qui laisse penser que les grands studios hollywoodiens, qui n’hésitent pas à dépenser dix fois cette somme pour des efforts similaires, devraient immédiatement se diriger vers le Japon. et prends quelques leçons.

Le dialogue, du moins tel qu’il est traduit, ne s’avère pas élégant, avec des lignes comme « Godzilla a l’air vraiment coché ! » étant un exemple typique. Mais il y a aussi des touches astucieuses partout, comme l’arrivée imminente de Godzilla signalée par des masses de poissons morts remontant à la surface. Et le scénariste-réalisateur Yamazaki a pleinement réussi à livrer un film Godzilla aussi émouvant que véritablement effrayant, ce que je n’aurais jamais pensé écrire. Avec ce genre de soins tendres et affectueux, Godzilla pourrait se déchaîner à Tokyo pendant encore 70 ans.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*