Les déserteurs russes seront traités de « manière civilisée »


Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a promis que les soldats russes qui se rendraient seraient traités de « manière civilisée », commentaires faits quelques heures seulement après que le président Vladimir Poutine a signé un décret augmentant les sanctions pour les Russes qui désertent ou refusent de se battre.

« Vous serez traité de manière civilisée… personne ne connaîtra les circonstances de votre reddition », a déclaré le dirigeant ukrainien dans un discours à la nation samedi soir, s’exprimant en russe.

« Il vaut mieux refuser une lettre de conscription que de mourir comme criminel de guerre dans un pays étranger. Il vaut mieux fuir une mobilisation criminelle que d’être paralysé puis jugé responsable devant un tribunal pour avoir participé à une guerre d’agression », a-t-il déclaré.

« Il vaut mieux se rendre à l’armée ukrainienne que d’être tué dans les frappes de nos armes, des frappes justes de l’Ukraine se défendant dans cette guerre », a-t-il poursuivi.

Quelques heures plus tôt, Poutine a signé un projet de loi adopté par le parlement russe la semaine dernière qui punit les soldats qui désertent ou se rendent volontairement ou désobéissent aux ordres de se battre de 10 ans de prison et augmente la peine pour pillage en temps de guerre à 15 ans de prison.​

Poutine a menacé d’utiliser « tous les moyens à notre disposition » pour protéger la Russie dans une guerre qu’elle a lancée contre l’Ukraine le 24 février en annonçant que jusqu’à 300 000 réservistes seraient appelés à combattre.

Un soldat russe monte la garde à la centrale électrique de Louhansk, dans la ville de Shchastya.
ALEXANDRE NEMENOV/AFP via Getty Images

Son annonce a déclenché de nombreuses manifestations dans toute la Russie, provoqué un exode de Russes d’âge militaire se précipitant pour des billets d’avion aller simple et envoyé des recherches Google sur la façon de se casser le bras à la maison.

Poutine a également évoqué la possibilité d’utiliser des armes nucléaires pour défendre le territoire russe, ajoutant de manière inquiétante : « Ce n’est pas un bluff ».

Mais certains responsables de pays voisins de la Russie craignent que le nombre de Russes se dirigeant vers la frontière ne pose des risques pour la sécurité de ceux de l’Union européenne et s’opposent à leur fournir un abri.

Des volontaires se rassemblent sur une base militaire rebelle pro-russe à Donetsk lors de la première journée de mobilisation officielle pour lever une armée de 100 000 soldats le 10 février 2015 à Donetsk, en Ukraine
Poutine a signé un projet de loi adopté par le parlement russe la semaine dernière qui punit les soldats qui désertent ou se rendent volontairement ou désobéissent aux ordres de se battre.
Pierre Crom/Getty Images

« Les Russes doivent rester et se battre. Contre Poutine », a déclaré le ministre lituanien des Affaires étrangères Gabrielius Landsbergis.

Le ministre letton des Affaires étrangères a exprimé un sentiment similaire.

Beaucoup de « ​Russes qui fuient maintenant la Russie à cause de la mobilisation étaient d’accord pour tuer des Ukrainiens, ils n’ont pas protesté alors, il n’est pas juste de les considérer comme des objecteurs conscients. Il y a des risques considérables pour la sécurité en les admettant et de nombreux pays en dehors de l’UE où aller », a déclaré Edgar Rinkevics sur Twitter affectation.

La Finlande a également déclaré qu’elle «restreindrait considérablement» l’accès aux Russes entrant par sa frontière avec la Russie, le chef de l’opposition finlandaise Petteri Orpo déclarant: «Nous devons faire passer notre sécurité nationale en premier».

Des militaires russes patrouillent sur le territoire du port maritime de la ville de Marioupol le 12 juin 2022, au milieu de l'action militaire russe en cours en Ukraine.
Poutine a également évoqué la possibilité d’utiliser des armes nucléaires pour défendre le territoire russe.
IOURI KADOBNOV/AFP via Getty Images

La mobilisation partielle de Poutine, la plus importante depuis la Seconde Guerre mondiale, vise à compenser les gains militaires de l’Ukraine après que Kyiv a lancé une contre-offensive en août pour récupérer le territoire des forces russes capturées dans le nord-est.

Moscou a lancé vendredi des référendums dans ces quatre régions contestées d’Ukraine sur l’opportunité de rejoindre la Russie, des élections considérées comme une « imposture » par l’Ukraine et les États-Unis et leurs alliés européens.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré samedi que les régions qui approuveraient l’annexion bénéficieraient d’une « protection totale » de Moscou.

Des policiers arrêtent un homme à Moscou le 21 septembre 2022, à la suite d'appels à manifester contre la mobilisation partielle annoncée par le président Vladimir Poutine.
Des policiers arrêtent un homme à Moscou suite à des appels à manifester contre la mobilisation partielle annoncée par Vladimir Poutine le 21 septembre 2022.
ALEXANDRE NEMENOV/AFP via Getty Images

« A la suite de ces référendums, la Russie respectera bien sûr l’expression de la volonté de ces personnes qui, depuis de longues années, souffrent des abus du régime néonazi », a déclaré Lavrov lors d’une conférence de presse après s’être adressé au général des Nations Unies. Assemblée le samedi.

Alors que l’armée russe continue de faire face à des revers dans la guerre de sept mois en évinçant un général qui était responsable des opérations logistiques et en le remplaçant par le colonel général Mikhail Mizintsev, connu sous le nom d’infâme « boucher de Mariupol », qui a ordonné un une frappe aérienne contre une maternité et une attaque contre un théâtre qui abritait des centaines d’enfants.

Avec fils de poste



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